Publié le 21 janvier 2009
Etre libéral et faire du social, comment est-ce possible ?
La loi du 8 juillet 76 qui organise le fonctionnement des CPAS est très claire à ce sujet : article 1 « toute personne a droit à l’aide sociale. Celle-ci a pour but de permettre à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine. »
La primauté de la personne humaine et sa dignité est une des valeurs forte du MR et donc en totale adéquation avec les missions d’un CPAS. Ce n’est donc absolument pas paradoxal d’être président MR d’un CPAS que du contraire.
Le défi durant mon mandat
Dynamiser les services existants au CPAS. Je m’explique : on ne mesure pas la performance d’un service social au nombre de projets qu’il propose mais bien à la qualité des réponses qu’il apporte aux demandes des personnes qui s’adressent à un tel service.
La crise financière et l’action sociale
L’action sociale prend tout son sens dans cette mauvaise conjoncture. Le CPAS ne réduira pas son action au risque d’accentuer davantage la précarité. Cependant, s’il est amené à intervenir pour plus de ménages alors oui ce sera un effort de solidarité à supporter par tous. Et lorsque le CPAS décide de freiner l’aide dans le but de favoriser la responsabilité inséparable de l’effort personnel ; ça paraît toujours être une sanction alors que l’intention n’est pas là. Le message est de dire aux personnes que la redistribution doit être équitable. C’est l’égalité des droits et des chances d’émancipations sociales pour tous qui est ici visée mais à la différence qu’elle fait appel à prise de responsabilité qui est une autre valeur libérale. Et donc l’action sociale ne doit pas être envisagée sous l’angle d’un état d’assistance et de dépendance. En créant de nouveaux services on accentue encore plus cet état.
Le respect de la liberté individuelle : à cet égard la personne qui demande une aide sociale doit se voir offrir un champ des possibles. Et c’est à elle de choisir avec les conseils des travailleurs sociaux l’axe sur lequel elle souhaite agir. Et je connais des personnes sur la commune qui se sont prises en main de la sorte et qui ont du coup une grande satisfaction à réussir ce qu’elle ont entrepris que ce soit dans le cadre de la recherche d’un travail pour se défaire petit à petit de l’aide apportée par le CPAS ou encore dans le cadre des efforts d’insertion au quotidien qu’elles fournissent. Tous ces comportements mériteraient à être connus de tous sous la forme du mérite social.
Des projets ?
Savez-vous qu’il organise déjà une multitude de services. Je citerais évidemment l’aide sociale qui est notre principale secteur d’activité évidemment. Mais n’oublions pas le service des repas chauds à domicile, l’encadrement des gardiennes à domicile, l’entreprise de formation par le travail, le service d’insertion professionnel et celui de l’insertion sociale avec ses activités au cœur de la cité, les logements de transit et d’urgence. Et puis derrière ces services, il y atout l’aspect administratif qui doit se gérer aussi. Je tiens d’ailleurs à faire honneur à tout le personnel du CPAS.
Dans un futur proche la buanderie sociale qui sera implantée à la cité. C’est un outil formidable qui sera amené à être dynamisé. La taille du bâtiment que le CPAS loue permet en effet de projeter par exemple une petite boutique de seconde main.
Alors quoi, présenter des projets supplémentaires alors que les services sont déjà amplement diversifiés oui ça c’est faire de la pub mais derrière la façade ce qui compte c’est la structure, la façon dont elle est organisée et la manière dont elle s’avère efficace. Le tuteur énergie qui sera engagé bientôt sera un autre moyen d’agir là où les factures énergétiques font mal. Il sera le précieux conseiller dans les différents foyers de la commune.
De l’émancipation culturelle est une des démarches à encourager très certainement d’ici à la fin de la législature.
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